Se regrouper c’est un tissage
et le nœud c’est le début, le pendant et l’après.
Ça tient,
ça soutient,
ça résiste
et ça prolonge.
Il y a des nœuds faits de voix,
des nœuds-chants,
des nœuds-cris,
des nœuds-messages
et des nœuds sourds, faits de silence.
Aussi des nœuds-écrits,
des nœuds-lettres,
des nœuds-virgule,
des nœuds-mots,
des nœuds-phrases,
des nœuds-poèmes
et des nœuds-slogan.
Puis des nœuds-pieds,
des nœuds-marche,
des nœuds qui courent,
des nœuds-points,
et ça prolonge.
Ensuite, ça communique.
Nœud-parlant, nœud-écrivant, nœud-marcheur.
Nœud qui cache et construit des labyrinthes où on marche et on tisse en alternant les nœuds faits de voix de et de déplacements.
Nœud du passé qui vient se mêler au présent pour archiver, pour parler et accompagner.
Nœud -synthèse,
nœud solide,
nœud-union,
nœud-lien,
nœud-quipu,
nœud-langage.
puis plus de corde.
Ça tient,
ça soutient,
ça résiste
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ça résiste
et ça prolonge